Galerie MAM | LA GALERIE
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LA VISION

Un lieu de rencontre et d’échanges

Mam œuvre pour la promotion de la création contemporaine.

Trois axes directeurs:

  • La perspective d’un marché commun culturel de l’Art et une plus grande accessibilité à des œuvres originales, avec en perspective, la mise en place d’un réseau d’espaces culturels en Afrique.
  • La promotion de toute forme d’expression créative (peinture, sculpture, installation vidéo, photographie, design, etc.).
  • Le plaisir de donner à voir, d’éveiller, de communiquer : Mam n’est pas réservée à quelques initiés. Pour recevoir le choc esthétique, il ne s’agit pas de savoir, mais de s’émouvoir… Le travail de galeriste est à l’image de celui du chef d’orchestre : faire mieux comprendre la partition, faire mieux sentir un travail artistique.

A Douala, Cameroun, il arrive au soleil au moment de se coucher de faire comme une petite halte à Bonanjo. Là, si les dieux vous sont bienveillants, vous avez quelque chance, de voir parfois au crépuscule, devant la Galerie Mam, l’un ou l’autre des artistes de ce livret. Et bien d’autres encore. C’est en effet au cœur de Bonanjo regardant le fleuve que Mam a pris ses quartiers. Cette galerie se veut lieu de rencontre et d’échanges. D’abord entre les artistes et le public. Elle donne à voir au voisin comme à l’étranger de passage le travail des artistes camerounais . Elle montre aux continents, l’immense talent des plasticiens africains. A Douala Cameroun, il arrive certains soirs aux étoiles d’être confidentes des ultimes arguments de galeristes qui discutent des reflets du soleil sur une œuvre de Mpah Dooh, de Keita ou de Poinsard. Car ces amateurs là le sont dans tous les sens du mot. Passionnés, c’est leur passion qu’ils veulent faire partager. Alors, souvent il arrive au ciel de partir d’un immense éclat de rire lorsqu’ils revendiquent leur parti-pris à la face ébahie des visiteurs. Pourtant devant l’artiste, quelle soudaine humilité, quelle respectueuse posture ! Car ils savent de l’œuvre la douloureuse parturition, comme ils se savent de la messe féérique, chaque jour dite dans la galerie, seulement les servants. Mais là est peut-être leur talent.A Douala, Cameroun… Momar Nguer Décembre 1995.